19S LETTRES DE RACINEparticuliers 7 comme, que M. de Chartres chargeatrois ou quatre fois à la tête de divers escadrons,et lut débarrassé des ennemis, ayant blessé de samain l’un d'eux qui leyouloit emmener; le pauvreVacoigne tué à son côté ; M. d’Arci, son gouver-neur , tombé aux pieds de ses chevaux, le sienayant été blessé; La Bertière, son sous - gouver-neur, aussi blessé. M. le prince de Conti chargeaaussi plusieurs fois , tantôt avec la cavalerie, tan-tôt avec l’infanterie, et regagna pour la troisièmefois le fameux village de Nerwinde, qui donne lenom à la bataille, et reçut sur la tête un trnup desabre d’un des ennemis, qu’il tua sur-le-champ.M. le duc chargea de même, regagna la secondefois le village à la tête de l’infanterie, et combattitencore à la tête de plusieurs escàdrons. M. deLuxembourg étoit, dit-on, quelque chose de plusqu’humain, volant par-tout, et même s'opiniâtrantà continuer les attaques dans le temps que les plusbraves étoient rebutés, menant en personne le3bataillons et les escadrons à lachârge. M. de Mont-morcnei, son fils aîné, après avoir combattu plu-sieurs fois à la tête de sa brigade de cavalerie ,reçut un coup de mousquet, dans le temps qu’ilsc mettoit au-devant de son père pour le couvrird’une décharge horrible que les ennemis firent surlui. M. le comte son frcre a été blessé à la jambe,M. de La Roche-Guyon au pied, et tous les autresque sait M. l’abbé; IVft le maréchal de Joyeuseblessé aussi à la cuisse, et retournant au combat
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