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après sa blessure. M. le maréchal de Villeroi entradans les lignes ou retranchements, à la tète de lamaison du roi.
Nous avons quatorze cents prisonniers, entre les-quels cent soixante-cinq officiers, plusieurs offi-ciers généraux, dont on aura sans doute donné lesnoms. On croit le pauvre Ruvigni tué, on a sesétendards; et ce fut à la tête de son régiment deFrançois que le prince d’Orange chargea nos esca-drons , en renversa quelques uns , et enfin fut ren-versé lui-même. Le lieutenant-colonel de ce régi-ment , qui fut pris, dit à ceux qui le prenoient, enleur montrant de loin le prince d’Orange: « Tenez,messieurs, voilà celui qu’il vous falloit prendre. »Je conjure M. l’abbé Renaudot, quand il aura faitson usage de tout ceci, de bien recacheter et cettelettre et mes mémoires , et de les renvoyer chezmoi.
Voici encore quelques particularités. Plusieursgénéraux des ennemis étoient d’avis de repasserd’abord la rivière. Le prince d’Orange ne voulutpas : l’électeur de Bavière dit qu’il falloit au con-traire rompre tous les ponts, et qu’ils tenoient àce coup les François. Le lendemain du combatM. de Luxembourg a envoyé à Tirlemont, où ilétoit resté plusieurs officiers ennemis blessés, entreautres le comte de Solms, général de l’infanterie,qui 9’est fait couper la jambe. M. de Luxembourg,au lieu de les faire transporter en cet état, s’estcontenté de leur parole , et ieur a fait offrir toutes