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engagé d’honneur à me rendre injures pour in-jures. Si j’étois capable de lui vouloir quelquemal, et de me réjouir de la forte réprimande quele père Bouhours dit qu’on lui a faite, ce seroitsans doute pour m’avoir soupçonné d’être l’auteurd’un pareil ouvrage : car pour mes tragédies, jeles abandonne volontiers à sa critique ; il y a long-temps que Dieu m’a fait la grâce d’être assez peusensible au bien et au mal qu’on en peut dire, etde ne me mettre en peine que du compte que j’au-»rai k lui en rendre quelque jour.
Ainsi, monsieur, vous pouvez assurer le pèreBouhours, et tous les jésuites de votre connois-sance , que , bien loin d’être fâché contre le régentqui a tant déclamé contre mes pièces de théâtre,peu s’en faut que je ne le remercie et d’avoir prê-ché une si bonne morale dans leur college, etd’avoir donné lieu à sa compagnie de marquertant de chaleur pour mes intérêts; et qu’enlin ,quand l’offense qu’il m’a voulu faire seroit plusgrande, je l’oublierois avec la même facilité, enconsidération de tant d’autres pères dont j’honorele mérite, et sur-tout en considération du révé-rend père de La Chaise, qui me témoigne tous lesjours mille bontés, et à qui je sacrilierois biend'autres injures. Je suis, etc.
Racine 5
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