204 LETTRES DERACINE
Six armateurs de Saint-Malo ont pris dix-septvaisseaux d’une flotte marchande des ennemis, etun vaisseau de guerre de soixante pièces de canon.Le roi est en parfaite santé, et ses troupes merveil-leuses.
Quelque horreur que vous ayez pour les mé-chants vers, je vous exhorte à lire Judith, et sur-tout la préface, dont je vous prie de me mandervotre sentiment. Jamais je n'ai rien vu de si mé-prisé que tout cela l’est en ce pays-ci; et toutes vosprédictions sont accomplies. Adieu, monsieur, jesuis entièrement à vous.
LETTRE X L I V.
AU MÊME.
Versailles, 4 Rvril i6q0«
J e suis très obligé au père Bouhours de tontes leshonnêtetés qu’il vous a prié de me faiVe de sa partet de la part de sa compagnie. Je n’avois point en-core entendu parler de la harangue de leur régent:et comme ma conscience ne me veprochoit rien àl’égard des jésuites, je vous avoue que j'ai été unpeu surpris que l’on meut déclaré la guerre chezeux. Vraisemblablement ce bon régent est dunombre de ceux qui m’ont très faussement attribuéla traduction du Seintolius pœnitensj et il s’est cru