Band 
Tome V.
Seite
213
JPEG-Download
 

ET DE BOILEAU. ûi3

chargé de nous faire avertir du jour ou nous IVpourrions trouver seul. Vous voyez donc, mon-sieur, que si je ne suis bon poète il faut que je soisbon vécitateur. Après avoir quitté le P. de LaChaise nous avons été voir le père Gaillard , à quij'ai aussi , comme vous pouvez penser , récitél’épître. Je ne vous dirai point les louanges ou-trées qu’il m’a données :^il m’a traité d’hommeinspiré de Dieu, m’a dit qu’il n’y avoit que descoquins qui pussent contredire mon opinion. Jel’ai fait ressouvenir du petit père théologien avecqui j’eus une prise chez M. de Lamoignon. Il m’adit que ce théologien étoit le dernier des hommes;que si sa société avoit à être fâchce ce n’étoit pasde mon ouvrage , mais de ce que des gens osoientdire que cet ouvrage étoit fait contre les jésuites.Je vous écris tout ceci à dix heures du soir «ancourant de la plume. Vous en ferez tel usage quevous jugerez à propos. Cependant je vous prie deretirer la copie que vous avez mise entre les mainsde madame de Maintenon, afin que*je lui en re-donne une autre où l’ouvrage soit dans l’état oùil doit demeurer. Je vous embrasse de tout œoucœur, et suis tout à vous.