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Tome V.
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âiô LETTRES î) E RACINEque vous témoignez pour tous les soins que votremère a pris de vous. J’espère que vous ne les ou-blierez jamais , et que vous vous acquitterez detoutes les obligations que vous lui avez par beau-coup de soumission à tout ce quelle désirera devous. Votre lettre m’a fait beaucoup de plaisir; elleest fort sagement écrite, et c’étoit la meilleure et laplus agréable marque que vous me pussiez donnerde votre guérison : mais ne vous pressez pas encorede retourner à l’étude. Je vous conseille de ne lireque des choses qui vous fassent plaisir, jusqu’à ceque le médecin vous donne permission de recom-mencer votre travail. Faites bien des amitiés pourrtioi à M. votre précepteur, et faites en sorte qu’ilne se repente point de toutes les peines qu’il aprises pour vous. J’espère que j’aurai bientôt leplaisir de vous revoir, et que la reddition du châ-teau de Namur suivra de près celle de la ville.Adieu , mon cher fils, faites bien mes complimentsà vos sœurs : je ne sais pourtant si on leur per-met de vous rendre visite; attendez donc à leurfaire mes compliments quandrous serez en état deles voir.