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Tome V.
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A SON PIES*' *17

accident. C’est une maladie dont peu de personne#sont exemptes , et il vaut mieux en être attaqué àvotre âge qu'à un âge plus avancé» J’aurai unesensible joie de recevoir de vos lettres t ne m’écri-vez que quand vous serez entièrement liors de dan-ger, parceque vous ne pourriez écrire sans nuire àvotre santé. Quand je ne serai plus inquiet de votremal, je vous écrirai des nouvelles du siège deNamui\ Il y a lieu d’espérer que la place se rendrabientôt; et je m’en réjouis d’autant plus que celapourra me mettre en état de vous revoir bientôt àParis. AdieUj mon cher enfant : offrez bien au bonjDieu tout le mal que vous souffrez, et remettez*vous entièrement à sa sainte volonté. Assurez-vousqu’on ne peut vous aimer plus que je vous aime,et que j’ai une fort grande impatience de vous em-brasser.

LETTRE III.

Au camp devant Namur^ 10 juin 169a?

iVors pouvez juger par toutes les inquiétudes quem’a causées votre maladie combien j’ai de joie devotre guérison. Vous avez beaucoup de grâces àrendre à Dieu de ce qu’il a permis qu’il ne vous soitarrivé aucun fâcheux accident, et que la fluxionqui vous étoit tombée sur les yeux n’ait point eude suite. Je loue extrêmement la reconnoissanceRacine. 5 . t CJ