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Tome V.
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A SON FILS,que d'affaires d'intérêt. Il j en a tant de belles surl’état où étoit alors la république, et sur les chosesde conséquence qui se passoient à Rome! Vous nelirez guère d’ouvrage qui vous soit plus utile pourvous former l’esprit et le jugement ; mais sur-toutje vous conseille de ne jamais traiter injurieuse-ment un homme aussi digne d’être respecté de tousles siècles que Cicéron.,Il ne vous convient pointà votre âge, ni même à personne, de lui donner cevilain nom de poltron: souvenez-vous toute votrevie de ce passage de Quintilien, qui étoit lui-meme un grand personnage : Itle se profecisse sciaicui Cicero valdè placebil. Ainsi vous auriez mieuxfait de dire'simplement qu’il netoit pas aussibrave et aussi intrépide que Caton : je vous diraimême que si vous aviez bien lu la vie de Cicérondans Plutarque, vous auriez vu qu’il mourut en fortbrave homme, et qu apparemment il n’auroit pasfait tant de lamentations que vous si M. Carmelinelui eût nettoyé les dents. Adieu, mon cher fils. Faitessouvenir votre mère qu’il faut entretenir un peud’eau dans mon cabinet de peur que les souris neravagent mes livres. Quand vous m’écrirez, vouspourrez vous dispenser de toutes ces cérémonieset de votre très humble serviteur. Je connois mêmeassez votre écriture sans que vous soyez obligé dsmettre votre nom.

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