A SON FILS.
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un faux prophète. Je vous l'ai dit plusieurs fois,vous êtes à la source du bon sens et de toutes lesbelles connoissauœs pour le monde et pour l,esaffaires.
J'aurois une joie sensible de voir la maison decampagne dont vous faites tant de récit , et d’ymanger avec vous des groseilles de Hollande. Cesgroseilles ont bien fait ouvrir les oreilles à vospetites soeurs, et à votre mère elle-même, qui legaime fort. Je ne saurais m’empêcher de vous direqu'à chaque chose d’un peu bon que l’on noussert su notre table, il lui échappe toujours dedire -.'narine en mantjeroit volontiers. Je n'ai jamaisvu en vérité une si bonne mère, ni si digne quevous fassiez votre possible pour reconnoître sonamitié. Au moment que je vous écris, vos deuxpetites soffurs me viennent apporter un bouquetpour ma fête,qui sera demain , et qui sera aussi lavôtre. Trouverez-vous bon que je vous fasse sou-venir que ce même saint Jean, qui est notre pa-tron , est aussi invoqué par l'église comme lepatron des gens qui sont en voyage , et quelle luiadresse pour eux une prière qui est dans l’itiné-raire , et que j’ai dite plusieurs fois à votre inten-tion ? Adieu, mon cher (lia.