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A SON FILS. a 7 5
elle est sensible aux bontés qu'il a pour vous. Elleest charmée, comme moi, de M. deBonnac,et detoutes ses manières pleines d'honnêteté et de poli-tesse. Elle sera au comble de sa joie si vous pouvezparvenir à lui Ressembler, et si vous rapportez l'airet les manières quelle admire en lui. 11 nousdonne de grandes espérances sur voire sujet ; etvous êtes fort heureux d’avoir en lui un ami siplein de bonne volonté pour vous. S’il ne nousflatte point, et si les témoignages qu’il nous renddevous sont bien sincères, nous avons de grandesgrâces à rendre au bon Dieu; et nous espérons quevous nous serez d'une grande consolation. 11 nousassure que vous aimez le travail ; que la promenadeet la lecture sont vos plus grands divertissements,et sur-tout la conversation de M. l’ambassadeur,qne vous avez bien raison de préférer à tous les plai-sirs du monde ; du moins je l’ai toujours trouvéetelle, et non seulement moi, mais tout ce qu’il ya ici de personnes de meilleur esprit et de meilleurgoût.
Je n’ai osé lui demander si vous pensiez un peuau bon Dieu ; j’ai en peur que la réponse ne fûtpas telle que je l’aurois souhaitée: mais enfin jeveux me flatter que, faisant votre possible pourdevenir un parfait honnête homme, vous conce-vrez qu’on ne peut l’être sans rendre à Dieu cequ’on lui doit. Vous connoissez la religion,je puismême dire que vous la connaissez belle et noblecomme elle est ; ainsi il n’est pas possible que vous