sy6 LETTRES DE RACINEne l’aimiez. Pardonnez si je vous mets quelquefoissur ce chapitre ; vous savez combien il me tient àcœur : et je puis vous assurer que plus je vais enavant, plus je trouve qu’il n’j a rien de si doux aumonde que le repos de la conscience;, et de regar-der Dieu comme un pcre qui ne nous manquerapas dans nos besoins. M. Despréaux, que vousaimez tant, est plus que jamais dans ces sentiments,sur-tout depuis qu'il a fait son Amour de Dieu;et je puis vous assurer qu’il est très bien persuadélui-mcme des vérités dont il a voulu persuader lesautres. Vous trouvez quelquefois mes lettres tropcourtes; mais je crains bien que vous ne trouviezcelle-ci trop longue.
LETTRE XXXV.
Paris , juillet i 6j;3
Mo» sieur de Bonnac vous dira denosnouvellc-s,nous ayant fait l'honneur de nous voir souvent,etmême de dîner quelquefois avec la petite famille.
Il vous pourra dire quelle est fort gaie, à la réservede votre sœur, qui est toujours accablée de sesmigraines. Je la plains bien d’y être si sujette*, celaest cause de d’irrésolution où elle est sur 1 étatquelle doit embrasser. Je fais mon possible pourla réjouir; mais nous menons une vie si retiréequ’elle ne peut guère trouver de divertissem-nts v