A SON FILS.
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en ma vie pour n’être pas tenté d’aller voir celui-là.Je me réserverai pour le voyage de Fontainebleau,et me reposerai dans ma famille, où je me plaisplus que je n'ai jamais fait. M. de Torcy me paroîtplein de bonté pour vous, et je.suis persuadé qu'ilvous en donnera des marques. M. de Noailles seraravi aussi de s’employer pour vous dans les occa-sions; et vous jugez bien que je ne négligerai pointces occasions, n’y ayant plus rien qui me retienneà la cour que l’envie de vous mettre en état de n’yavoir plus besoin de moi. Votre mère, qui a vu lalettre que votre sœur vous écrit, dit quelle vousy parle des affaires de votre conscience: vous pou-vez compter quelle l’a fait de son chef.
M. de Bonnacabien voulu seeharger pour vousde trente louis neufs, valant quatre cent vingtlivres. Je voulois en donner quarante, sur la grandeidée qu'il nous a donnée de votre économie , maisvotre mère a modéré la somme et a cru que c’étoitassez de trente. Nous avons résolu de donner quatremille livres à votre sœur qui se fait religieuse,avec une pension de deux cents livres. Elle n'ensait encore rien, ni son couvent non plus: maisM. l'archevêque de Sens, à qui j’en ai fait confi-dence, a dit que cela étoit magnifique, et m’a ré-pondu qu'on seroit content de moi : ils’opposeroitmême si je donnois davantage.
Ma santé est assez bonne, Dieu merci j mais leschaleurs m'ont jeté dans de grands abattements, etje sens bien que le temps approche où il faut son-