A SON Fl JL S. / 297
dit qu’il connoît le tempérament de M. de Bon-repaux, et qu’il a mal fait d’aller prendre les eauxd’Aix-la-Chapelle; que celles de Saint-Amand luiconviennent : il doit en écrire à M. Fagon.
Ensuite est écrit de la main de Racine :
J’embrasse de tout mon cœur M. l’ambassadeur.Quoiqu’il ne soit nullement nécessaire que voxisme veniez voir; si néanmoins M. l’ambassadeuravoit quelque dépêche un peu importante à faireporter au roi, il se pourroit faire que M. l’ambas-sadeur tourneroit la chose d’une telle manièreque sa majesté 11c trouveroit pas hors de raisonqu’il vous en eût chargé ; dites-lui seulement ceque je vous mande, et laissez-îe faire. Adieu, moncher fils. J’ai bien songé à vous,- et suis fort aiseque nous soyons encore en état de nous voir, s’ilplaît à Dieu.
Puis de la main de sa femme :
Ne vous étonnez pas si l’écriture de votre pèren'est pas bonne; il est dans son lit : sans cela ilécriroit à l’ordinaire. Adieu.
L E T T R E X L V.
Paris , a 4 octobre ifyÿ»
Enfin, mon cher Gis, je suis, Dieu merci, abso-lument sans lièvre. J’espère queje n’ai plus qu’unemédecine a essuyer. J'ai pourtant La tète encore