293 LETTRES DE RACINELien fuible : la saison n’est pas fort propre pourles convalescents, et ils ont d’ordinaire beaucoupde peine en ces temps-ci à se rétablir. Ma maladiea été considérable ; mais vous pouvez compter queje ne vous ai point trompé , et que lorsque jevous ai mandé quelle étoit sans péril, c’est qu’onme l’assuroit en effet. Je suis fort aise que vous nesoyez point venu ; votre voyage auroit ctcfbrt inu-tile, vous auroit coûté beaucoup, et vous auroitdétourné du train où vous êtes de vous occuper60 us les yeux de M. l’ambassadeur. Je souhaiteroisde bon cœur que sa santé fût aussitôt rétablie quela mienne. J’espère que nous pourrons nous trou-ver lui et moi à Saint-Âmand le printemps pro-chain : car on a en tête que ces eatïi-là me sonttrès bonnes aussi-bien qu’àjui.
La profession de votre sœur a été retardée r dqquoi elle a été fort affligée ; elle a mieux aimépourtant retarder, et que je fusse en état d'y assis-ter. Je lui ai mandé que ce sevoit pour la premièresemaine du mois de novembre. Je serai alors sîprès de Fontainebleau 1 , que d’autres que moi sc-rolent peut-être tentés d’y aller; mais j’assisteiaiseulement h la profession de votre sœur, et je re-viendrai coucher le lendemain à Paris.
Votre mère est en bonne santé, Dieu merci,quoiqu'elle ait pri$ bien de la peine après moipendant ma maladie : il n’y eut jamais de garde si
1 Elle faisoit profession chez les ursuliues de Melun.