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Tome V.
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A SON FILS.

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LETTRE XLVIII.

Paris, 17 novembre 1698.

Je crois qu’il n'est pas besoin que j’écrive à M.l’ambassadeur pour lui témoigner l’extrême plai-sir que je me fais d’avoir bientôt l’honneur de levoir. Ma joie sera complète puisqu'il a la bontéde vous amener avec lui. Dites-lui qu’il me feroitle plus sensible plaisir du monde si, dans le peude séjour qu’il fera à Paris, il vouloit loger chezmoi ; nous trouverons moyen de le mettre forttranquillement et fort commodément, et du moinsje ne perdrai pas un seul des moments que jepourrai le voir et l’entretenir. Vous ne me trou-verez point encore parfaitement rétabli à caused'une dureté qui m'est restée au foie ; mais les mé-decins m'assurent que je ne dois pas m'en inquiéter,et qu’en observant une diète fort exacte cela sedissipera peu à peu. Comme je 11 e suis guère en étatde faire de longs voyages à la cour, vous viendrezfort à propos pour me tenir compagnie : je ne vousempêcherai pourtant pas d’aller faire votre cour.Je n’avois pas besoin de l'exemple de madame lacomtesse d’Auvergne pour me modérer sur le thé ;j'en use sobrement; ainsi ne in'on apportez pas.

Si M. l’ambassadeur fait quelque cas de cesmémoires dont vous parlez sur la paix de Kysrrick,