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siècles. Nous avons parlé (chapitre I er ) de ce qu’il fit pourles lettres et les arts. Par son D,ecretmn majus, il régula-risa la discipline militaire, abolit le combat judiciaire, dé-fendit de paraître en armes aux foires et marchés, ordonnaque les peines ne seraient plus étendues aux parents du cou-pable, que ses biens ne seraient plus confisqués, que le roin’accepterait point de mines d’or, de sel, etc., sans dédom-mager le propriétaire, etc. *.
Wladislas (de Pologne), roi de Bohême, ayant été élu roide Hongrie, fut attaqué par son frère Jean Albert et parMaximilien d’Autriche, qui tous deux prétendaient à cettecouronne. Il apaisa son frère par la cession de la Silésie[1491], et Maximilien, en substituant à la maison d’Au-triche le royaume de Hongrie, en cas qu’il manquât lui-même de postérité mâle. (Voyez 1526.) — Sous Wladislas,et sous son fils Louis II, qui lui succéda, encore enfant,en 1516, la Hongrie fut impunément ravagée par lesTurcs.
III. La Pologne, réunie depuis 1486 à la Lithuanie, parWladislas Jagellon, premier prince de cette dynastie, setrouvait, au quinzième siècle, la puissance prépondéranteentre les états slaves. Couverte du côté des Turcs, par laYalachie, la Moldavie et la Transylvanie, rivale de la Russiepour la Lithuanie, de l’Autriche pour la Hongrie et laBohême, elle disputait à l’ordre teutonique la Prusse et laLivonie. Le principe de sa faiblesse était la jalousie desdeux peuples de langues différentes dont se composait lecorps de l’État. Les Jagellons, princes lithuaniens, auraientvoulu que leur pays ne dépendît point des lois polonaises,et qu'il recouvrât la Podolie. Les Polonais reprochaient àCasimir S Y dépasser V automine, l’hiver et le printempsen Lithuanie 2 .
Sous Casimir, second fils de Wladislas Jagellon (cinquièmedu nom), les Polonais protégèrent les Slaves de la Prusse
i Bonfinius, Rerurn hungaricarum décades, 1568, in-fol., p, 649.
* Dlugossi, seu Loiigini, Historien Potonicœ, t. ii, 1712, pag. 1141-60.