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des innovations religieuses. L’inquisition fut introduite auxPays-Bas en 1522 ; et, sans la résistance opiniâtre des Napo-litains, elle l’eût été chez eux en 1546. Après avoir retiréquelque temps aux tribunaux de l’inquisition le droit d’exer-cer la juridiction royale [en Espagne 1535-1545, en Sicile1535-1550], on finit par le leur rendre. Depuis 1539, l’in-quisiteur général Tabera gouverna l’Espagne, en l’absencede l’empereur, sous le nom de l’Infant, depuis Philippe II.
Le règne de François I er est l’apogée du pouvoir royal enFrance avant le ministère du cardinal de Richelieu. Il com-mença par concentrer dans ses mains le pouvoir ecclésias-tique par le traité du concordat [1515], restreignit les ju-ridictions ecclésiastiques [1539], organisa un système depolice et imposa silence aux parlements. Celui de Parisavait été affaibli sous Charles YII et Louis XI, par la créa-tion des parlements de Grenoble, Bordeaux et Dijon [1451,1462, 1477]; sous Louis XII, par celle des parlements deRouen et d’Aix [1499, 1501], Pendant la captivité deFrançois I er , il essaya de reprendre quelque importance, etcommença des poursuites contre le chancelier Duprat. Maisle roi, de retour, lui défendit de s’occuper désormais d’af-faires politiques, et lui ôta encore de son influence en ren-dant les charges vénales et en les multipliant.
François I er s’était vanté d’avoir mis désormais les roishors de pages. Mais l’agitation croissante des esprits, qu’onremarquait sous son règne, annonçait de nouveaux troubles.L’esprit de liberté se plaçait dans la religion, pour rentrerun jour, avec des forces doublées, dans les institutions poli-tiques. D’abord les réformateurs s’en tinrent à des attaquescontre les mœurs du clergé : les Colloquia d’Érasme , tirésà vingt quatre mille exemplaires, furent épuisés rapidement.Les Psaumes, traduits par Marot, furent bientôt chantéssur des airs de romances par les gentilshommes et par lesdames, tandis que l’ordonnance, en vertu de laquelle leslois devaient être désormais rédigées en français, mettaittout le monde à même de connaître et de discuter les ma-
1 Instructions de Catherine de Médicis à son fils.
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