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Ils ne s’en tinrent pas longtemps à ces assemblées. Nonmoins intolérants que leurs persécuteurs, ils voulurent ex-terminer ce qu’ils appelaient Yidolâtrie. Ils commencèrentà renverser les autels, à brûler les tableaux, à démolir leséglises. Dès 1561, ils sommèrent le roi de France d’abattreles images de Jésus-Christ et des saints 1 .
Tels étaient les adversaires que Philippe II entreprit decombattre et d’anéantir. Partout il les rencontrait sur son
François II, qui tâchait de passer la tête pour respirer de temps en temps.Aux Pays-Bas, on vendait le cardinal Granvelle, principal ministre dePhilippe , couvant des œufs d’où sortaient des évêques en rampant, tandisque le diable planait sur sa tête, le bénissait et disait : Voici mon filsbien-aimé. Mém. de Fondé, II, 656; et Schiller, Histoire du soulève-ment des Pays-Bas, liv. n, chap. 1, trad. par M- de Cliâteaugiron.
1 Mém. deCondé, liv. ni, p. 101.
donnance sur la chasse.—Nouveaux impôts [particulièrement en 1523].Vente et multiplication des charges de judicature [1515, 1522,1544]. Pre-mières rentes perpétuelles sur l’Hôlel-de-Ville. 1532, 1544, Aliénationdes domaines royaux. Loterie royale.—Henri II, forcé d’abolir la gabelledans les provinces au delà de la Loire, impose les églises, aliène les do-maines [ 1552, 1559 ], crée un grand nombre de tribunaux [1552, 1555,1559], double toutes les charges du parlement, tous les offices de finan-ces [1553] et fait des emprunts aux villes. Dette de quarante-trois mil-lions. La dépense excède la recette de deux millions et demi par an.—Lesprogrès du calvinisme sont une cause de révolution encore plus activeque l’embarras des finances. 1535, Premières persécutions. 1545, Massa-cre des Vaudois. 1551, Édit de Châteaubriant, 1552, Arrêt du parlementcontre les écoles buissonnières. Établissement de l’Inquisition. 1558, LesProtestants font une procession publique dans Paris. 1559, Le roi saisitlui-même dans le parlement plusieurs conseillers.
Troubles de Religion. 1''“ Période, 1559-1570. Crise religieuse et fi-nancière ; rivalité de puissance entre les Guises, les Bourbons et Cathe-rine de Médicis. IL 1576-1577, Lutte des deux religions; elle est moinsmêlée, dans cette période d’intérêts politiques. III. 1577-1591. Factionanarchique de la ligue. Philippe II porte son ambition sur la couronnede France. La monarchie française est sur le point de se dissoudre ou dedépendre de l’Espagne. Henri IV la sauve de ce doublé danger. IV. 1594-1610. Henri IV réunit la France, la rend de nouveau formidable, et seprépare à achever l’abaissement de la maison d’Autriche, lorsqu’il estassassiné. François II. 1560. Les Guises gouvernent par l'ascendant de