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chemin; en Angleterre, pour l'empêcher d’épouser Elisa-beth [1558]; en France, pour balancer la puissance desGuises, ses alliés [1561]; aux Pays-Bas, pour appuyer deleur fanatisme la cause de la liberté publique 1 .
Au caractère cosmopolite de Charles-Quint avait succédéun prince tout castillan, qui dédaignait toute autre lan-gue , qui avait en horreur toute croyance étrangère à lasienne, qui voulait établir partout les formes régulières del’administration, de la législation, de la religion espagnole.D’abord il s’était contraint pour épouser Marie, reine d’An-gleterre [1555], mais il n’avait pas trompé les Anglais. Leverre de bière qu’il but solennellement à son débarquement,les sermons de son confesseur sur la tolérance, ne lui don-
1 Surtout depuis 1563.
leur nièce Marie-Stuart sur le jeune roi. Leurs intelligences avec Phi-lippe II. Opposition des Bourbons (le roi de Navarre et le prince deCondé), appuyés des Châlillons (Coligni et Dandelot), de la petite no-blesse et des Protestants. Versatilité de Catherine de Médicis, modérationde L’Hôpital, également impuissantes. Embarras des Guises. Ils repren-nent les domaines aliénés, mais sont forcés de supprimer l'impôt qui en-tretenait les cinquante mille hommes, c’est-à-dire de désarmer le gouver-nement au moment où la révolution éclate. -Conjuration d'Amboise.L’Hôpital, chancelier. 11 adoucit l’édit de Châteaubriant par celui de Ro-morantin. Arrestation du prince de Condé.—1560-1574, Charles IX.Régence de Catherine tle Médicis. États-Généraux d’Orléans. Colloque dePoissv. Édit de janvier ( favorable aux Protestants). Guise, profitant del'indignation des Catholiques, ressaisit, comme chef départi, le pouvoirqu’il a perdu comme ministre, à la mort de François II ; le parti opposéa perdu son unité par l’abjuration du roi de Navarre et la défection deMontmorency. Massacre de Vassi. Première guerre civile, 1562-1563. —Forces des deux partis. La cour domine dans l’Ile-de-France : lal’icar-die, la Champagne, la Bretagne, la Bourgogne la Guyenne. Les Protes-tants dominent dans Foccidenr et le midi, surtout dans les villes deRouen, Orléans, Blois, Tours, Angers, le Mans, Poitiers, Bourges, An-goulême, la Rochelle, Montaubau et Lyon. Ainsi isolés, ils ne peuventfacilement donner la main aux Protestants de l’Allemagne et des Pays-Bas. Les Catholiques reçoivent des secours de Philippe II et du pape, desducs de Savoie, de Ferrure, de Mantoue, de Toscane. Ils louent des trou-pes allemandes; mais l’Empire favorise les Protestants, dans l’espoir