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nèrent aucune popularité. On en crut plutôt les bûchersélevés par sa femme. Après la mort (le Marie [1558], il nedissimula plus, il introduisit des troupes espagnoles auxPays-Bas, y maintint l’inquisition, et à son départ déclaraen quelque sorte la guerre aux défenseurs des libertés dupays dans la personne du prince d’Orange 1 . Enfin il s’unitavec Henri II contre les ennemis intérieurs, qui les mena-çaient également, en épousant sa fille, Elisabeth de France(paix de Cateau-Cambrésis, 1559). Les fêtes de cette paixmenaçante furent marquées d’un caractère funèbre. Untournoi fut donné au pied même de la Bastille, où le protes-tant Anne Dubourg attendait la mort. Le roi fut blessé, et
1 Le roi en s’embarquant dit au prince d’Orange, qui se rejetait surles États : No, no los estados, ma vos, vos, vos. Van derVyncht.
qu’ils livreront les Trois-Évêchés, comme ils livrent le Havre aux An-glais. Les Protestants reçoivent des troupes de la reine d’Angleterre , dulandgraye de Hesse, surtout de l’électeur palatin.—1562. Siège de Rouen,bataille de Dreux. —1563. Assassinat de Guise. La reine ne craint plusque les Protestants, et conclut avec eux la Convention d'Amboise. —1563-1567. Les Catholiques de la Guyenne et du Languedoc forment, sousl’inspection du Parlement de Toulouse, une association qui sera le pre-mier modèle de la Ligue. Détresse de la cour qui vend pour cent milleécusde rentes de biens ecclésiastiques. —Dépense, dix-huit millions, re-cette, dix millions. — La paix est troublée par les poursuites des Guisescontre Coligni, par l’augmentation des gardes suisses et la création desgardes-françaises, par l’ambassade du pape, de Philippe II et du duc deSavoie, parle complot tramé pour livrer à Philippe II, Jeanne d’Albretetson fils; enfin par l’Édit de Roussillon, qui modifie la Convention d'Am-boise, 1564. — Voyage du roi et de sa mère dans les provinces méridio-nales, 1564-1565. Entrevue de Catherine de Médicis avec le ducd’Albeà Bayonne. —1567, 1563, la cour lève des troupes et appelle six milleSuisses. Seconde guerre, 1567. Les Protestants veulent s’emparer <iu roi,perdent Orléans; ils sont défaits à Saint-Denis, ne peuvent prendreChartres, et la cour les amuse par la paix de Longjumeau, qui confirmecelle d'Amboise. 1568, elle ne renvoie point les troupes étrangères, et lesProtestants ne rendent point les place-, dont ils sont maîtres. La tentativede faire payer aux chefs des Protestants les frais de la guerre, et de sai-sir en Bourgogne Condé et Coligni, décide la Troisième guerre, 1568-1570. L’Hôpital rend les sceaux. L’armée protestante paie elle-même sesauxiliaires allemands. La Rochelle devient leur point d’appui. — 1569,