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appuyée surtout par la noblesse et le Parlementât celle del’Espagne, soutenue par d’obscurs démagogues. La seconde,concentrée dans les grandes villes, et sans esprit militaire, secaractérisa par la persécution des magistrats (1589-91) ;Mayenne la réprima (1591), mais en ôtant à la Ligue sonénergie démocratique. Cependant les Guises, deux fois bat-tus, deux fois bloqués dans Paris, ne pouvaient se soutenirsans l’appui de ces mômes Espagnols dont iis proscrivaientles agents. Les divisions éclatèrent aux Etats de Paris(1593) ; Mayenne y fit écbouer les prétentions de Phi-lippe II, mais non pas à son profit. La Ligue, véritablementdissoute dès ce moment, perdit son prétexte par l’abjurationet surtout par l’absolution de Henri IV (1593-95), son prin-cipal point d’appui par l’entrée du roi dans la capitale(1594). Il pardonna à tout le inonde, et fit, le soir môme dujour de son entrée, la partie de madame de Montpensier.Dès lors, la Ligue ne fut plus que ridicule, et la satire Mé-nippée lui porta le coup de grâce. Henri racheta son royaumepièce à pièce des mains des grands qui se le partageaient.
En 1595, la guerre civile fit place à la guerre étrangère.Le roi tourna contre les Espagnols l’ardeur militaire de lanation. Dans la mémorable année 1598, Philippe II fléchitenfin; tous ses projets avaient échoué, ses trésors étaientépuisés, sa marine presque ruinée. Il renonça à ses préten-tions sur la France (2 mai), et transféra les Pays-Bas à safille (6 mai). Élisabeth et les Provinces-Unies s’alarmèrentde la paix de Vervins et resserrèrent leur alliance; HenriIVavait mieux vu que rien n’était plus à craindre de Philippe II(mort le 13 septembre). Le roi de France termina les trou-bles intérieurs en même temps que la guerre étrangère, enaccordant la tolérance religieuse et des garanties politiquesaux protestants (Édit de Nantes, avril).
La situation des puissances belligérantes, après ces lon-gues guerres, présente un contraste frappant. C’est le maî-tre des deux Indes qui est ruiné. L’épuisement de l’Es-pagne ne fait que s’accroître sous le règne du cardinal deLerma et du comte-duo d’Olivarès, favoris de Philippe III et
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