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§ I. — Lettres et Arts.
Indépendamment des causes générales qui ont amené larenaissance des lettres, telles que les progrès de la sécuritéet de l’opulence, la découverte des monuments de l’anti-quité, etc., plusieurs causes particulières ont dû leur donnerun nouvel essor chez les Italiens du seizième siècle : 1° leslivres sont devenus communs, grâce aux progrès de l'im-primerie; 2° la nation italienne, ne pouvant plus influer surson sort, cherche une consolation dans les jouissances del’esprit; 3° une foule de princes, et surtout les Médicis, en-couragent les savants et les artistes; les écrivains illustresprofitent moins de cette protection.
La poésie, qui, avec les arts, fait la principale gloire del’Italie au seizième siècle, allie le goût et le génie dans lapremière partie de cette période. — La muse épique élèvedeux monuments immortels.—La comédie et la tragédieprésentent des essais, à la vérité, médiocres. — Les genresles plus opposés, la satire et la pastorale, sont cultivés. C’estsurtout dans ce dernier genre que l’on remarque la décadencerapide du goût.
I.e Boiaido, mort en. . . . 1490 Le Trissin, mort en. . . 1550
Machiavel, 1529 Le Tasse.1598
L’Arioste -. 1533 Le Guarini.1619
L’éloquence, production tardive des littératures, n’a pointle temps de se former. Mais plusieurs historiens approchentde l’antiquité.
Machiavel. .... 1529 Paul Jove.1552
Fr. Guichardin. 1540 Baronius.1607
Bembo.1547
Les iangues anciennes sont cultivées autant que dansl’âge précédent, mais cette gloire est éclipsée par tantd’autres!