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il est vrai, renoncé à la succession, mais la dot promise n’à-vait pas été payée. L’armée française entre en Flandre danstoute la pompe du nouveau règne : Turenne en tête, puisle roi, les ministres, les dames dans les carrosses dorés dela cour; puis Vauban, qui, à mesure qu’on avance, s’établitdans les places et les fortifie. La Flandre fut prise en deuxmois, et nous l’avons gardée. L’hiver même, quand oncroyait la guerre suspendue (janvier 1668), les troupesfilent par la Champagne en Bourgogne, et tombent sur laFranche-Comté. L’Espagne ne s’attendait à rien. Les auto-rités du pays étaient achetées d’avance. Tout fut fini endix-sept jours. Là cour d’Espagne indignée écrivait au gou-verneur « que le roi de France aurait dû envoyer ses la-
petits princes italiens. Trop peu encouragés par la France, ils se tournentdu côté de l’Empereur. Venise seule, dans ses guerres contre les Turcs,annonce encore quelque vigueur. — 1647-1(148, Révolte de Naples sousMasanicllo et le duc de Guise; révolte de Palerme. 1674-1678, Révoltede Messine. Rouis XIV proclamé roi de Sicile. — Le roi de France faitencore sentir trois fois sa suprématie en Italie. 1664,1687, Insultes faitesau Pape. 1684, Bombardement de Gênes. — 1708-1709, les duchés deMan toue et delà Mirandole confisqués par l’Empereur. — Grandeur dela maison de Savoie , sous Victor Amédée II, 1675-1730. l’Angleterre,pour assurer l’équilibre de l’Italie, fait accorder à ce prince, par le traitéd’Utrecht (1713), la dignité royale et la possession de la Sicile.
Empire, Hongrie et Turquie.
Empire. Les principaux événements qui ont lieu de 1648 à 1713 dansl’Empire germanique semblent en préparer la dissolution : lo les divi-sions religieuses et politiques, que le traité de Westphalieest loin d’avoirfait cesser, amènent les Protestants à une sorte de scission ( création duCorps évangélique ) ; 2 > la France, en négociant avec chaque prince sé-parément, donne à tous les membres du corps germanique une impor-tance individuelle ; 3 b l’élévation des électeurs de Saxe et de Hanovre(plus tard celle du prince de Hesse-Cassel) à des trônes étrangers, engagel’Allemagne dans toutes les affaires de l’Europe; 4° la création duroyaume de Prusse rompt l’unité de l'Empire.—L’Allemagne trouve ce-pendant des principes d’union dans son état d’hostilité à l’égard desFrançais et des Turcs, et dans la fondation des lHètes permanentes. —