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CHANT IV.
Des portes de Paris leurs légions sortirent :
Le superbe d’Aumale, et Nemours, et Brissac,
Le farouche Saint-Paul, la Châtre, Canillac,
D’un coupable parti défenseurs intrépides,Epouvantaient Valois de leurs succès rapides :
Et ce roi, trop souvent sujet au repentir,
Regrettait le héros qu’il avait fait partir.
Parmi ces combattants ennemis de leur maître,Un frere de Joyeuse osa long-temps paraître.
Ce fut lui que Paris vit passer tour-à-tour,
Du siecle au fond d’un cloître, et du cloître ù la courVicieux, pénitent, courtisan, solitaire,
Il prit, quitta, reprit, la cuirasse et la haire.
Du pied des saints autels arrosés de ses pleurs,
Il courut de la ligue animer les fureurs,
Et plongea dans le sein de la France éploréeLa main qu’à l’Eternel il avait consacrée.
Mais, de tant de guerriers, celui dont la valeurInspira plus d’effroi, répandit plus d’horreur,
Dont le cœur fut plus fier et la main plus fatale,
Ce fut vous, jeune prince, impétueux d’Aumale,Vous, né du sang lorrain si fécond en héros,
Vous, ennemi des rois, des lois, et du repos.
La fleur de la jeunesse en tout temps l’accompagneAvec eux sans relâche il fond dans la campagne ;Tantôt dans le silence, et tantôt à grand bruit,
A. la clarté des deux , dans l’ombre de la nuit,
Chez l’ennemi surpris portant par-tout la guerre,Du sang des assiégeants son bras couvrait la terre.Tels du front du Caucase, ou du sommet d’Athos,D’où l’œil découvre au loin l’air, la terre et les flots,Les aigles, les vautours, aux ailes étendues,