CHANT IV. $5
C’est moi qui viens à vous, c’est moi qui vous appelle.Ce fer, qui dans mes mains à vos yeux étincelle,
Ce glaive redoutable à nos fiers ennemis
Par la main de Dieu meme en la mienne est remis.
Il est temps de sortir de l’ombre de vos temples :Allez d’un zele saint répandre les exemples ;Apprenez aux Français, incertains de leur foi,
Que c’est servir leur Dieu que d’immoler leur roi.Songez que de Lévi la famille sacrée,
Du ministère saint par Dieu meme honorée,
Mérita cet honneur en portant à l’autelDes mains teintes du sang des enfants d'Israël.
Que dis-je ? Où sont ces temps, où sont ces j ours pro-spères ,
Où j’ai vu les Français massacrés par leurs freres ?C’était vous, prêtres saints, qui conduisiezlenrs bras ;Coligny par vous seuls a reçu le trépas.
•l’ai nagé dans le sang ; que le sang coule encore :Montrez-vous, inspirez ce peuple qui m’adore.
Le monstre, au même instant, donne à tous le si-gnal
Tous sont empoisonnés de son venin fatal ;
Il conduit dans Paris leur marche solemnelle ;L’étendard de la croix flottait au milieu d’elle.
Us chantent; et leurs cris, dévots et furieux,Semblent à leur révolte associer les cieux.
On les entend mêler, dans leurs vœux fanatiques,Les imprécations aux prières publiques.
Prêtres audacieux, imbécilles soldats,
Du sabre et de l’épée ils ont chargé leurs bras ;
Une lourde cuirasse a couvert leur cilice.
Dans les murs de Paris cette infâme milice
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