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La Henriade : avec les notes / poème par Voltaire
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CHANT Y.

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Le soin d’encourager ce jeune furieux.

Tandis que des ligueurs une troupe homicideAux portes de Paris conduisait le perfide,

Des Seize en meme temps le sacrilege effortSur cet.évènement interrogeait le sort.

Jadis de Médicis l’audace curieuseChercha de ces secrets la science odieuse .Approfondit long-temps cet art surnaturelSi souvent chimérique, et toujours criminel.

Tout suivit son exemple ; et le peuple jmbécille,

Des vices de la cour imitateur servile,

Epris du merveilleux, amant des nouveautés,S’abandonnait en foule à ces impiétés.

Dans l’ombre de la nuit, sous une voûte obscnre,Le silence a conduit leur assemblée impure.

A la pale lueur d’un magique flambeauS’élève un vil autel dressé sur un tombeau :

C’est là que des deux rois on plaça les images,

Objets de leur terreur, objets de leurs outrages.Leurs sacrilèges mains ont mêlé, sur l’autel,

A des noms infernaux le nom de l’Eternel.

Sur ces murs ténébreux des lances sont rangées,Dans des vases de sang leurs pointes sont plongées,Appareil menaçant de leur mystère affreux.

Le prêtre de ce temple est un de ces HébreuxQui, proscrits sur la terre, et citoyens du monde,Portent de mers en mers leurmisere profonde,

Et d’un antique amas de superstitionsOnt rempli des long-temps toutes les nations.

D’abord, autour de lui, les ligueurs en furieCommencent, à grands cris , ce sacrifice impie.

Leurs parricides bras se lavent dans le sang;

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