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LA HENBTAPE.
Rassemble vos sujets, et coulonu les ligueurs.
Dieu, qui, bravant toujours les pms&Hiirs eues sagesPar la main la plus faible accomplit ses ouvrages,Devant le grand Harlay lui-même m’a conduit.Rempli de sa lumière, et par sa bouche instruit,J’ai volé vers mon prince, et vous rends cette lettreQu’à mes lideles mains llarlay vient de remettre.
Valois reçoit la lettre avec empressement.
Il bénissait les cieux d’un si prompt changement.Quand pourrai-je, dit-il, au gré de ma justice,Récompenser ton zele, et payer ton service ?
En lui disant ces mots, il lui tendait les bras :
Le monstre au même instant tire son coutelas,
L’en frappe, et dans le flanc l’enfonce avec furie.
Le sang coule; on s’étonne, on s’avance, on s’écrie:Mille bras sont levés pour punir l’assassin :
Lui, sans baisser les yeux, les voit avec dédain ;Fier de son parricide, et quitte envers la France,
Il attend à genoux la mort pour récompense :
De la France et de Rome il croit être l’appui ;
II pense voir les cieux qui s’entr’ouvrent pour lui ;Et, demandant à Dieu la palme du martyre,
Il bénit, en tombant, les coups dont il expire.Aveuglement terrible ,affreuse illusion,
Digne à la fois d’horreur et de compassion,
Et de la mort du roi moins coupable peut-êtreQue ces lâches docteurs, ennemis de leur maître,Dont la voix, répandant un funeste poison,
D’un faible solitaire égara la raison!
Déjà Valois touchait à son heure derniere,
Ses yeux ne voyaient plus qu’un reste de lumière ;Ses courtisans en pleurs, autour de lui rangés ,