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CHANT VII.
Que tu dois éprouver de faiblesses honteuses JEt que tu marcheras dans des routes trompeuses 1Retranches, ô mon Dieu, des jours de ce grand roi,Ces jours infortunés qui l’éloignent de toi.’
Mais dans ces vastes lieux quelle foule s’empresse?Elle entre à tout moment, et s’écoule sans cesse.Vous voyez , dit Louis, dans ce sacré séjour,
Les portraits des humains qui doivent naître un jour:Des siècles à venir ces vivantes imagesRassemblent tous les lieux, devancent tous les âges.Tous les jours des humains, comptés avant les temps,Aux yeux de l’Eternel à jamais sont présents.
Le destin marque ici l’instant de leur naissance,L’abaissement des uns , des autres la puissance,
Les divers changements attachés à leur sort,
Leurs vices , leurs vertus, leur fortune , et leur mort.
Approchons-nous : le ciel te permet de connaîtreLes rois et les héros qui de toi doivent naître.
Le premier qui paraît, c’est ton auguste fils:
11 soutiendra long-temps la gloire de nos lis,Triomphateur heureux du Belge et de l’Ibere ;
Mais il n’égalera ni son fils ni son pere.
Henri , dans ce moment, voit sur des fleurs de lisDeux mortels orgueilleux auprès du trône assis :
Ils tiennent sous leurs pieds tout un peuple à la chaîne;Tous deux sont revêtus de la pourpre romaine ;Tous deux sont entourés de gardes , de soldats : •
Il les prend pour des î ois...Vous ne vous trompez pas;Iis le sont, dit Louis, sans en avoir le titre ;
Du prince et de l’état l’un et l’autre est l’arbitre.Hichelieu, Mazarin, ministres immortels,
Jusqu'au tronc élevés de l’ombre des autels*