CHANT VIII.
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Mourut sur l’échafaud, pour soutenir les droitslies malheureux Flamands opprimés par leurs rois.Le fils, courtisan lâche, et guerrier téméraire,
Baisa long-temps la main qui fit périr son pere ,Servit, par politique, aux maux de son pays,Persécuta Bruxelle, et secourut Paris.
Philippe l’envoyait sur les bords de la Seine ,
Comme un dieu tutélaire, au secours de Mayenne:Et Mayenne, avec lui, crut aux tentes du roiReporter à son tour le carnage et l’effroi.
Le téméraire orgueil accompagnait leur trace.Qu’avec plaisir, grand roi, tu voyais cette audace!Et que tes vœux hâtaient le moment d’un combatOù semblaient attachés les destins de l’état !
Près des bords de Pilon et des rives de l’Eure,
Est uu champ fortuné , l’amour de la nature :
La guerre avait long-temps respecté les trésorsDont Flore et les zéphyrs embellissaient ces bords.Au milieu des horreurs des discordes civiles,
Les bergers de ces lieux coulaient des jours tranquilles :Protégés par le ciel et par leur pauvreté,
Ils semblaient des soldats braver l’avidité ,
Et, sous leurs toits de chaume, à l’abri des alarmes,N’entendaient point le bruit des tambours et des armes.Les deux camps ennemis arrivent en ces lieux ;
La désolation par-tout marche avant eux.
De l’Eure et de l’Iton les ondes s’alarmèrent ;
Les bergers, pleins d’effroi, dans les bois se cachèrent ;Et leurs tristes moitiés , compagnes de leurs pas,Emportent leurs enfants gémissants dans leurs bras.
Habitants maîheureuxde cesbordspleinsde charmes,Du moins à votre roi n’imputez point vos larmes :