LA HENRIADE.
i63
CHANT X.
ARGUMENT.
Retour du roi à son armée : il recommence le siégé.Combat singulier du vicomte de Turenne et du cheva-lier d’Aumale. Famine horrible qui désole la ville. Leroi nourrit lui-même les habitants qu’il assiégé. Le cielrécompense enfin ses vertus. La vérité vient l’éclairer.Paris lui ouvre ses portes, et la guerre est finie.
Ces moments dangereux,perdus dans la mollesse,Avaient fait aux vaincus oublier leur faiblesse.
A de nouveaux exploits Mayenne est préparé.
D’un espoir renaissant le peuple est enivré.
Leur espoir les trompait; Bourbon, que rien n’arrête,Accourt impatient d’achever sa conquête.
Paris épouvanté revit ses étendards ;
Le héros reparut au pied de ses remparts,
De ces mêmes remparts ou fume encor sa foudre,
Et qu’à réduire en cendre il ne peut se résoudre ;Quand l’ange de la France, appaisant son courroux,Retint son bras vainqueur, et suspendit ses coups.Déjà le camp du roi jette des cris de joie ;
D’un œil d’impatience il dévorait sa proie. •
Les ligueurs cependant, d’un juste effroi troublés,.Rrès du prudent Mayenne étaient tous rassemblé*..