üga NOTES
était capitaine des gardes du duc d’Anjou, depuis HenriIII. Le comte de Soissons, fils cadet du prince de Condé,chercha par-tout Montesquiou et ses parents pour lessacrifier à sa vengeance.
Henri IV était à la journée de Jarnac, quoiqu'il n’eûtpas quatorze ans , et remarqua les fautes qui firentperdre la bataille.
Le prince de Conde était bossu et petit, et cependantplein d’agréments, spirituel, galant, aimé des femmes.
i fit sur lui ce vaudeville ;
Ce petit homme tant joli,
Qui toujours cause et toujours rit,
^ Et toujours baise sa mignonne; i
Dieu gard de mal ce petit homme.
La maréchale de Saint-André se ruina pour lui, etlui donna, entre autres présents, la terre de Vallcry, quidepuis est devenue la sépulture des princes de la maisonde Condé.
Jamais général ne fut plus aimé de ses soldats : on envit à I l ont-à-Mousson un exemple étonnant. Il manquaitd’argent pour ses troupes, et sur-tout pour les reîtresqui étaient venus à son secours et qui menaçaient de l’a-bandonner : il osa proposer à son armée, qu’il nepayait point, de payer elle-même l’armée auxiliaire ; et,ce qui ne pouvait jamais arriver que dans une guerre dereligion et sous un général tel que lui, toute son arméese cotisa, jusqu’au moindre goujat.
Il fut condamné sous François II, à Orléans, à perdre (la tète ; mais on ignore si l’arrêt fut signé. La France fut'étonnée de voir un pair, prince du sang, qui ne pouvait (être jugé que par la cour des pairs ,les chambres assem-jblées , obligé de répondre devant des commissaires ;imais ce qui parut le plus étrange fut que ces commis-,saires mêmes fussent tirés du corps du parlement.C’étaitChristophe de Thou, depuis premier président, et pere.de l’historien; BarthelemiFaye, Jacques Viole, conseil-|lers ; Bourdin, procureur général ; et du Tillet, greffier, q«i