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(P.55, v. 14.) Besme, qui dans la cour!...
Besme était un Allemand, domestique de la maison deGuise. Ce misérable, étant depuis pris par les protestants,les Rochellois voulurent l’acheter pour le faire éeartelerdans leur place publique, fis proposèrent ensuite de l'é-changer contre le brave Montbrun, chef des protestantsde Dauphiné, à qui le parlement de Grenoble faisaitalors le procès. Montbrun fut exécuté, et Besme tue parun nommé Bretanville.
( Page 55 , v. 0,9. ) On I’i&ulte....
Il est impossible de savoir s*rl e,st vrai que Catherinede Médicis ait envoyé la tête d^l’amiral à Rome, commel’assurent les protestants. Mais il est sûr qu’on porta satête à la reine, avec un coffre plein de papiers, parmilesquels était l’histoire du teïbps, écrite de la main deColigni. On y trouva aussi plusieurs mémoires sur lesaffaires publiques. Un de ces mémoires avait pour objetd’engager Charles à faire la guerre aux Anglais. Charles IXfit lire ce mémoire a l’ambassadeur d’Angleterre, qui seplaignait à lui de la trahison faite aux protestants, et quin'en méprisa que plus la politique de la cour de France.Un autre mémoire montrait les dangers auxquels il expo-serait la tranquillité de l’état s’il donnait un apanage àson frere le duc d’Alençon: on le montra à ce jeuneprince qui regrettait l’amiral. «Je 11e sais pas, répondit-il« après l’avoir lu, si ce mémoire est d’uu de mes amis,« mais il est sûrement d'un sujet lidele.»
La populace traîna le corps de l’amiral par les rues,et le pendit par les pieds avec une chaîne de fer au gibetde Montfaucon. Le roi eut la cruauté d’aller lui mêmeavec sa cour à Montfaucon jouir de cet horrible specta-cle. Quelqu’un lui ayant dit que le corps de l’amiral sen.tait mauvais, il répondit comme Vitelliüs: «Le corps« d’un ennemi mort sent toujours bon. »
Il alla au parlement accuser l’amiral d’une conspira-tion, et le parlement rendit un arrêt contre le mort, parlequel il ordonna que son corps, après avoir été traînesur une claie, seraitpenduenGreve, ses enfants déclares