NOTES
pas plus que sa prose. Voici ceux qu’il composa en seretirant de la cour, sous la régence de Marie de Médicis :
Adieu maisons, châteaux, armes, cauons du roi ;
Adieu conseils, trésors déposés à ma foi ;
Adieu munitions, adieu grands équipages;
Adieu tant de rachats, adieu tant de ménages ;
Adieu faveurs, grandeurs; adieu le temps qui court;
Adieu les amitiés et les amis de cour, etc.
Il ne voulut jamais changer de religion; cependant ilfut un des premiers à conseiller à Henri IV daller à lamesse. Le cardinal du Perron l’exhortant un jour àquitter le calvinisme, il lui répondit: « Je me ferai ea-« thoîique quand vous aurez supprimé l’évangile; car il« est si contraire à l’église romaine, que je ne peux pas« croire que l’un et l’autre aient été inspirés parle même« esprit. »
Le pape lui écrivit un jour une lettre remplie delouanges sur la sagesse de son ministère; le pape finissaitsa lettre comme un bon pasteur, par prier Dieu qu’ilramenât sa brebis égarée, et conjurait le duc de Suüvde se servir de ses lumières pour entrer dans la bonuevoie. Le duc lui répondit sur le même ton; il l’assuraqu’il priait Dieu tous les jours pour la conversion de sasainteté. Cette lettre est dans ses mémoires.
Nangis, homme d'un grand mérite et d’une véritablevertu: il avait conseillé à Henri lll de ne point faire as-sassiuer le duc de Guise, mais d’avoir le courage de lejuger selon les lois.
Grillon était surnommé le brave. Il offrit à Henri IVue se battre contre ce même duc de Guise. C’est à ceGrillon que Henri le grand écrivit: «Pends-toi, brave« Grillon; nous avons combattu a Arques, et tu n’y étais« pas.... Adieu, brave Grillon; je vous aime à tort et à« travers. «
(Page i36, v. i5.) Turenne....
Henri de la Tour d’Orlicnues, vicomte de Turenne,