DU CHANT IX.
*37
NOTES DU CHANT IX.
(Page i5o, v.3.) S’élève un vieux palais....
Cette description du temple de l’Amour, et la pein-ture de cette passion personnifiée, sont entièrement allé-goriques. On a placé en Chypre le lieu de la scene,comme on a mis à Rome la demeure de la Politique, par-ceque les peuples de l’isle de Chypre ont de tout tempspassé pour être très abandonnés à l’amour, de mêmeque la cour de Rome a eu la réputation d’être la courla plus politique de l’Europe.
Ou ne doit point regarder ici l’Amour comme fils deVénus et comme un dieu de la fable, mais comme unepassion représentée avec tous les plaisirs et tous les dés-ordres qui l’accompagnent.
(Page i54, v.y.).il vole vers Vaucluse.
Vaucluse, Valisctausa, près de Cordes en Provence,célébré par le séjour que fit Pétrarque dans les environs.L’on voit même encore près de sa source une maisonqu’on appelle la maison de Pétrarque.
( Page 1 54, v. i5.) Les chiffres de Diane....
Anet fut bâti par Henri II pour Diane de Poitiers,dont les chiffres sont mêlés dans tous les ornements dece château, lequel n’est pas loin de la plaine d’Ivry.
(Page i5f>. v. 7 . 0 .) D’Estrée était son nom....
Gabrielle d’Estrée, d’une ancienne maison de Picar-die, fille et petite-fille d’un grand-maître de l’artillerie,mariée au seigneur de Liancourt, et depuis duchesse deBeaufort, etc.
Henri IV en devint amoureux pendant les guerres ci-viles ; il se dérobait quelquefois pour l’aller voir. Un jourmême il se déguisa en paysan, passa au travers des gardesennemies, et arriva chez elle, non saus courir risqued’être pris.
On peut voir ces détails dans l’histoire des Amours dugrand Alcandrc, écrite par une princesse de Conti.