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Johannes von Müllers Briefe an Carl Victor von Bonstetten III : geschrieben vom Jahr 1773 bis 1809 ; Briefe an Herrn Charles Bonnet : Briefe an Freunde 1 / herausgegeben von Friederika Brun
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Briefe an Vonstetten.

lösn; oum'enfuir, sans le trouver? D’ailleursje n’ai jamais craint un homme supérieur; jeme fiois en lui. Mon attente fut pleinementaccomplie. Je l’ai vu, j’ai été chez lui pendantune heure et demi, il parla de toute l’histoire,de tous les gouvernemens, il ne disoit que desrésultats, il étoit permis de les contester, ctpas honteux, de se rendre à des explicationsultérieures. Plusieurs jours aprés, quand uneidée me frappoit, mon regret fut, de n’y avoirpas pensé ce soir, pour en avoir son avis. Car,il y avoit si peu de cette hypocrisie des prin-ces , qui se préparent à des entretiens, qu’ilpermettoit, que je fis des questions de moncôté, et des objections tant et plus. En unmot (qui ne l’a pas vu, et qui ne me connoìtpas, ne le croira point, mais vous le conce-vrez), je ne pus quitter cet homme unique,sans l’aimer extrêmement; car la simplicité,de sa grandeur, cette cordialité, cette bonté,qu'il manifestoit, m'avoit conquis. Après celaje n’eus point de militaires à loger, ni entre-tenir; ce qui m'eùt ruiné; et ma pension mefut régulièrement payée, comme si le roi yétoit. J’ai reçu les plus flatteuses marques d’é-gard et de bienveillance des hommes illustres,qui accompagnoient í’empereur. Après sondépart j’ai tranquillement continué mes étu-des: j’ai fait la moitié du 5me vol. sur la Suisse,et encore (cela ne vous surprendra pas) im-mensément d’extraits de livres imprimés et desMscr. italiens, dont j’ai trouvé une précieusecollection. Pendant ce teins je fus appelé àparler en public le jour anniversaire du grandFrédéric; je l’ai fait avec mes sentimens con-nus pour lui; j'ai recommandé son peuple à

l’huma-