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Johannes von Müllers Briefe an Carl Victor von Bonstetten III : geschrieben vom Jahr 1773 bis 1809 ; Briefe an Herrn Charles Bonnet : Briefe an Freunde 1 / herausgegeben von Friederika Brun
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»riefe an Bonstetten.

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et jai senti, que je me regarderois comme unmonstre, si javois le cœur de marracher à cevieillard unique, dont je devrois consoler lasolitude. Ne parlons plus de largent; il y aquelque chose de vilain dans cette évaluationde mes devoirs: dailleurs je vois bien, quaC. je ne manqucrois plus de rien, et quenquelques années jaurois plus, qu'il ne me faut,et quen restant ici, jaurois de même en quel-ques années, ce quil me faut pour pouvoir mepasser des nrinccs en bornant mes désirs: desorte quà cet égard il ny a que cette différence,que bas je vis seul, et à mes dépens, ct jejouis déjà dune indépendance honnête , au lieuquici il me faut acheter une indépendance en-tière par quelques années de leçons ou dautrestravaux, ct renoncer en attendant au pouvoirde disposer de mon teins et de moi aussi libre-ment, que si je nétois à personne. Javoueque ce qui meffraye, cest les leçons: je meconnois, jai beau faire, je dépends des yeuxet des moindres mots de ceux, qui les paient,pareeque je ne crois jamais leur donner assezd'idées pour leurs écus: 'cela ne ina jamaisréussi, jai toujours fini par en être malade: lajeunesse de ce pays a beaucoup de suffisance,ct les parens ne croient jamais recevoir assezpour leur argent. Comme il faudra pourtanten venir , pareeque je serai quelques annéessans argent: je ne puis le dissimuler, mes vœuxme rappellent en Allemagne, je ne suis pasréduit à cet execrable métier; et il me sembleque ce, que jaurai ici en 6 ans, ne men dé-dommagera peut-être pas, si je meurs dépui-sement, dennui ou de chagrin auparavant.Voici donc jen suis avec mon cœur: pour