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Briefe an Bonnet.
tagne, c’est ceux, qui la considèrent d’en-bas.Si je ne vous fait ni la description de monvoyage, ni le tableau détaillé de Berlin, ce n'estassurément pas , que ce voyage n’ait été le plusinstructif de ceux, que j’ai faits; c’est plutôtpar l’abondance, que par la stérilité de la ma-tière; c’est peut-être aussi, pareeque bien deschoses sont meilleures à dire qu’à écrire. Jene vous dissimulerai pas, bien que je connoissevos occupations, l’impatience avec laquellej’attends de vos nouvelles, et j’ai cette contianceen Madame Bonnet, qu’jîlle voudra bien, si voussie le pouvez pas, m’écrire quelques lignes aunom commun des deux amis, que j’ai à Gen-tiiod. Recevez mes vœux pour elle et pourvous et aimez moi, comme jc vous'aimerai àjamais; savez-vous bien, que Genthod estcomme la santé, on n’en connoit jamais mieuxla valeur que lorsqu’on n’en jouit plus. Jesuis etc.
Jean Müller.
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à Cassel, ce 5/2 9 1 7 81.
11 y a quinze jours, Monsieur, que je ne medoutoispeu de ce que je me vois obligé de vousécrire maintenant, et la vérité que l'homme pro-pose et que Dieu dispose ne m’a jamais autantfrappé qu’à présent. Madame Bonnet doit avoireu de ma part une lettre assez longue, datée deHalberstadt au commencement du mois d’avril.J’ai passé tout l’avril dans ce séjour de repos,qui m’étoit nécessaire après la dissipation danslaquelle j’avois vécu á Berlin, à Potsdam, aBrunsvic et à Hildesheim. — Non seulement