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Briefe an Bonnet.
pour vivre à Casscl, me sit espérer une prompteaugmentation, et en me confiant le soin delire nn cours de leçons, tel que j’en ai fait àGenève, sur l’état présent, l'origine ct lamarche des diverses constitutions de l’Europe,il s’exprima dans les termes les plus gracieuxdu monde, capables â m’exciter aux derniersefforts, pour montrer au public et au monde,que ni 8. A. ni son excellent ministre ne sesont trompés dans l’opinion avantageuse, qu’ilsont de moi.
Je me trouve extrêmement heureux de pou-voir suivre dorénavant des grands plans déter-minés sans crainte d’être interrompu par l’insta-bilité de mon sort. Jc pourrai mieux que jus-qu’ici montrer au public le fruit de vos ins-tructions et de votre exemple,
quid mens rite, quid indolesnutrit» Sanctis sub penctralibuspossct.
Je suis dans une ville, qu’on peut comptersans exagération parmi les plus belles; j aicomme vous voyez un grand homme pour guide;il m’instruit soigneusement de tout ce que j’aibesoin d’observer, sa société me suffit, d’ail-leurs mes collègues sont cn grande partie desgens instruits et aimables, qui se font le plusgrand plaisir de me recevoir parmi eux.
J’ai lu devant 8. A. un discours concernantVinstuence des anciens sur les modernes, cellequ’ils ont eue, celle qu’ils auroient du avoir.Je puis dire, qu’il n’étoit pas écrit lâchement;il me paroît n’avoir pas mal réussi. Les en-virons de Cassel sont comme le paysage de laSuisse allemande, seulement le Landgrave lesa davantage embellis: les promenades et les