«tiefe an Bonnet.
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vico «In Landgrave : me voilà Hessois à jamais,et voici comment.
M. le baron de Schliessen , ministre d’état,lieutenant - général, colonel des gardes ducorps, chevalier du lion d’or, commandeur deHombourg et chambellan de 8. A., réunit lestalens d’un grand homme d’état et de guerreà ceux d’un savant, qu'i n’auroit jamais faitque d’étudier Muratori et les capitulaires. C’estun des plus beaux officiers des plus belles trou-pes de f Allemagne : la noblesse de ses princi-pes est bien au-dessus de celle de sa race anti-que; il est bien plus riche en vertus, qu’il nel’est d’ailleurs, lui qui est un des plus richesparticuliers du pays; la dignité tempérée parla politesse, l’amabilité relevée par les plusgrandes qualités règnent sur sa phisionomie.Le prince et la cour le respectent extrême-ment, l’armée l’adniirc, car il est grand par lui-même, il pense noblement et il parle librement.Quand je le vis pour la première fois à la place deparade, ce fut avec une émotion, qu’aucun sei-gneur ne m’avoit jamais donnée, et dont je nesavois pas la raison. Comme rien ne lui échap-pe, il avoit lu mon histoire de la Suisse; il eutîa bonté de croire, que cette manière d écrirepouvoit faire époque dans la littérature alle-mande. La seconde fois que je le vis, je prisplus de confiance en lui. Je ne sais commentil arriva, que dans peu je ne fus presque pasun jour, sans le voir ou sans lui écrire; que leLandgrave partant pour une de ses maisons deplaisance, je fis Mr. de Schliessen le plénipo-tentiaire de tous mes intérêts; qu’il les soignacomme les siens, ou mieux, ct qu’au bout de8 jours 8 , A, m’assigna une pension suffissante