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Briese an Bonnet.
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LâLsol eu Dcsse, ce 27 Mai 1782.
Je crois, que le Palingénésiste aura bien duplaisir à lire cette lettre, je ne lui en ai jamaisécrit, qui m’en ait donné autant. Vous m’ai-mez, je le sais, mon cher ct vénérable ami;vous m’aimez, parce que j’aime les lettres com-me vous, et que vous avez démêlé en moi lesgfrmes de quelques bonnes qualités. Ne m’ai-inerez vous pas encore plus, quand je vousrassemblerai d’avantage? quand vous serez sûr,que rien ne nous séparera jamais? Je sais, quevous ctes bien aise, que je conaoissc à fondl’hist. des peuples, mais si je connoissois aussibien celle de la nature , nous aurions un rapportplus direct. Vous êtes bien aise, que je soiscitoyen d’un pays policé, mais si vous aviezune patrie, qui eût la plus belle de toutes leslégislations, et jamais des troubles , vous aime-riez bien, que je fils votre concitoyen. Ehbien! tout cela s’est fait, et plus encore.Ecoutez.
Depuis que je suis á Cassel (je lis tous lesanciens) sans en accepter aucun dans l’ordredu tems, où ils ont vécu, et je n’omets pasun fait remarquable sans l’extrairc. J’ai cupour but de me former une juste idée de l’étatpolitique, ìflilitaire et domestique de tous lesanciens peuples , depuis l’origine jusqu’au tems,où le monde des anciens a été comme anéantipar l’irruption des barbares. Celte lecture m’afait faire une infinité d’obscrvations, que jen’ai encore trouvées dans aucun livre. Quandje parvins aú siècle de Ptolemée, je lus les sep-tante. Jc vous avoue, que Moïse, David, et