Briefe ait Bonnet.
í 7
ïa Suisse; le plan est tel, que je me reproche-rois de la présomption à cause de l'cntreprise,si je n'avois pas compté sur l’assistanco de celui,qui donne volontiers à chacun les lumières,qu'il demande du père des lumières. Vous yverre?; un jour développé ce dont je n’ai fait iciqu’une groissicrc ébauche : cet enchaînement doschoses humaines, qui nous instruit de la volontéde dieu, du secret de la destination de la racehumaine.
Dans la huitaine j’ccrirai á Madame iîonnet;je lui rendrai compte alors d’un petit ouvrage,qui m'a valu les éloges et les remercimcns duSouverain Pontife, du Cardinal Doyen, de plu*sieurs personnes du premier rang, et des amisde la liberté en Allemagne, mais pour lequel jen'aurai point de pension de certain prince, quivoudroit tout subjuguer. Je vous parlerai alorsaussi deines occupations etc. Comme mes sen-timens au sujet des affaires de Genève sont en-tièrement conformes à ceux des amis de Gen-til o d , je n’ai pas besoin de leur rien dire là-dessus. Jugez, si j’aurois du plaisir á vous re-voir. Les circonstances en détermineront l’é-poque. Mais je no sais, comment je ferai pourvous quitter derechef, quand je vous aurai re-vus. En relisant cette lettre je la trouve unedes plus mal faites, qui soient sorties de maplume; on a tant de peine à bien rendre ce,qu’on sent fortement et jamais l’expression n’aété plus au-dessous du sentiment: soit, j’aimemieux cela que le contraire. Je finis en vousassurant, que je n’ai jamais mieux senti le bon-heur de vous connoitrc et de vous aimer. Quecela soit donc pour toujours. Embrassez bien dema part cette amie, seule digne dç ce mari5. v. MûLnê íimmtí, Werke. XXXVII. 2