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Briefe an Bonnet.
peuples, plus je m'étonne (Je la grandeur deschoses, qui se préparent, le monde moral pa-roit électrisé. Heureusement nous savons, quetout doit être soumis à celui, auquel tout estdonné. Nous n’avons qu’à rechercher ses voieset à suivre son exemple.
Quand je lis le recueil de ses oracles , je suiscn extase. Je le suis du nombre de principes,d’observations , de points de vue, qu’íl falluttous les progrès, que les sciences ont faits, pourque je les comprisse. II en est, que nos ne-veux comprendront seulement. Je crois, quetous los sceaux ne seront levés qu’à la consom-mation des siècles. Quel livre merveilleux ! eton a pul’attribucr à St. Paul, à St. Jean: c’estcomme si on croyoit fessai analytique et la pa-lingénésic les ouvrages de celpi, auqucl vousles avez dictés.
Je ne suis pas moins étonné du peu de pro-fit, que des grands esprits ont tiré de cette cer-titude de notre immortalité, pour avancer lesprogrès des sciences. II est clair, puisquq nousne faisons que passer, que dieu ne nous àdonné nos cinq sens, que pour faire entrer parces portes des idées dans notre ame, que cetteorganisation de notre corps pouvoit seule luidonner. Ainsi le développement des facultésde notre ame est notre destination. Or, quelleest la forme de gouvernement, qui le favorisele plus? Est-ce celle, dans laquelle chaquehomme est quelque chose, ou celle, dans la-quelle un seul veut et peut pour des millionsd’hommes? Toutes lés lumières viennent du seinde la liberté: ailleurs elles n’existent que paremprunt. Donc les gouvernemens libres sontles plus conformes à notre destination. Et puis