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Briefe an Bonnet.
de 1738: P»r In générosité admirable du mi-nistère françois. Votre république se trouvemieux assurée de son existence et de ses loisqu’aucun canton des ligues Suisses. Quandon pense à votre histoire et à la façon dopenser, qui s’est introduite parmi votre peuple,on peut dire, que dieu a protégé les Gene-vois malgré eux.
Tout se prépare á la réunion de l’empire duinonde ancien sur deux ou trois tètes, dont unclin d’œil écrasera les petits états. Dans cesempires naissons le despotisme militaire faitjournellement des progrès effroyables. La faussephilosophie de nos jours les facilite par le mé-pris des anciennes institutions et des formes deloi ; elle fait plus: elle détend tous les ressorts,en rendant indifférées à la chose publiqueceux, qui devroient vivre pour elle. Je neconnois rien de plus funeste à l’humanitè, quela légèreté d’esprit, quelle a rendu univer-selle parmi les grands. G est au milieu d’unrire sardonique qu’expirera la liberté euro-péenne. Les américains ne sont rien moinsque des gens capables d en consoler. La seulechose qui le puisse, c'cst l’observation, qu’ouest à portée de répéter bien souvent, en con-side'rant riiistoire , que le remède arrive, lors-que les hommes ne croient plus d’cn pouvoirtrouver un.
Je n’écris pas á Madame Bonnet, pareequevotre neveu m’a appris, quelle est malade.Ce n’étoit point, il est vrai, une nouvelle in-attendue; cependant l’hiver ne l’aimant pasplus, quelle ne l’aime, je n’aurois pas vouluí’engager à l’effort de me répondre dans une sai-son aussi déplorable-