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Briefe an Bonnet.
sur mes défauts, leur source et leur remèdesùr, sur les moyens de perfectionnement ac-cordé à l’homme, et sur plusieurs hautes ma-tières, qu’il vaut mieux sentir que d’écrire, ctdont j espère, que nous parlerons encore. Entout, loin de me plaindre de cette maladie,,comme un de ceux, que j’ai passé le plus utile-ment et même agréablement. Car quoique j'aiesouffert à plusieurs reprises des douleurs ex-cessivement aiguës, que je n’eusse pas cru sup-portables , cependant le soulagement et les com-pensations ont été en très-grand nombre, bieneffectives et quelques-unes faites pour influersur toute mon existence.
de règardc comme écrites aussi au Palin-gcnésiste les‘ lettres, que j’adresse de temsien teins à sa digne moitié, comme vice versa.11 y a long-tems, que je suis sans nouvelles deGenthod, et mon cœur en désire vivement ctbien tendrement. Que de fois, en considé-rant cette subversion prodigieuse du royaumevoisin, et cette crise presqu’universelle, eusseje voulu me trouver à vos côtés, vous lisantles ouvrages hebdomadaires du Sieur Luzac,et entendre et voir ce, que vous en diriez, et
ce qu’en pense la Dame sur la bergère.
Je ne vous dirai rien sur tout cela, il fau-droit un volume. Mon petit avis particulierest, que de tout ceci il ne résultera rien qu'uneconfusion épouvantable, dont dieu seul peutprévoir le denouément. Si la régénération deces philosophes réussit, alors fermons les livres,car Inexpérience des nations et des siécles n’estrien, Montesquieu n'est qu’un sot, et il n’estpas vrai non plus, que tout gouvernement ait'besoin d’une base morale, les phrases y suffi-