Briefe an Bonnet.
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peut-être dans un de ces momcns de tranquil-lité, que la bonté du ciel accorde aus mortelsaffligés, pour les faire supporter l’esistencc.J’espère, que maintenant, cbcre et adorabledame et amie, vous aurez gagné sur votre ex-trême sensibilité, de penser à lui, comme il ledésire, et comme il est digne de l’état heureux,dont il jouit. Oui, vous aurez oublié ce, quevous, ce que nous avons perdu, pour penserá ce, que lui a gagné; accoutumée à tous lessacrifices, vous portez à sa mémoire celui d’undouleur, qui vous détruiroit par le sentimentdu vide actuel , et vous vivez dans le passé etdans cet avenir , qu’il rendoit si certain et sidésirable. La veuve du palingénésiste ne doitpas le pleurer, comme si elle, ne croyois pasà la palingénésie; c'est une gloire, dont vousne devez pas priver la mémoire de ce sage etde ce grand homme que d’avoir porté dansvotre cojur une belle conviction de son sys-tème, qu’il vous soit impossible, de le croireséparé de vous véritablement ou pour un longterme. On doit en effet vous féliciter plutôtde l’immense bonheur, que vous avez eu dedonner votre coeur á un homme, dont il estaussi indubitable, que la mort n’a put êtreque le développement de nouvelles perfections.1sailleurs je suis persuadé, qu’il n’a regretté,lui aussi, que vous, qu’il laissoit dans un telmonde, dans un tel t «ms : que votre image esttrop profondément gravée dans son amc, pour-qu’elle ne lui soit présente là même, où il est;ct qu’il invoque le dieu, qu’il servoit plu*purement, qu’on ne le peut sur la terre, pourvous protéger particulièrement, ct pour verserdes consolations, dans votre ame, Nous, qui