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Johannes von Müllers Briefe an Carl Victor von Bonstetten III : geschrieben vom Jahr 1773 bis 1809 ; Briefe an Herrn Charles Bonnet : Briefe an Freunde 1 / herausgegeben von Friederika Brun
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Johannes von Müller Briefe.

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Berne, séduit par les intrigues d’une certainefamille, avait eannivé au passage du généralMerci, que fit l’ambassadeur du Luc? île lit ilpas parvenir aux Bernois, qu’il leur ferait sen-tir ce que c’était que d’offenser Louis XIV. Ladessus les intrigues étrangères ont mis la patrieen combustion et elles ont enfantées la malheu-reuse guerre de Tokcnbourg. Elles ont faitplus ; la traité de 1715 a perpétué la défianceentre les cantons. Mais la maison d’Autriche?Cette maison d’Autriche depuis 300 ans ne nousa jamais inquiétée, n’a jamais bouchée nos pas-sages, n’a jamais menacée de faire revivre sesanciennes prétentions qu’à l’occasion de l'al-liance française. Elle ne s’en serait pas plainte,si cette alliance, conformément à son espritétait restée défensive; mais quand les rois deFrance ont fait traverser le Bhin à nos trou-pes , quand on nous a forcés de servir contrel’empire et de transgresser notre union héré-ditaire avec Habsbourg, que pouvait-clle faire?Elle se plaignit, et que pouvions nous faire?Juste punition du faible, qui s'attache au fort;nos soldats n’étaient plus dans notre puissanceet nous demandâmes en tremblant, qu on vou-lut bien nous tenir parole. La Pologne est dé-membrée, la Corse est subjuguée, nous le voyons.Du tems do Charles V, du tems- de Ferdinand IIdans le siècle de Louis le Grand nos ancêtresont tremblés. L’histoire des tems passés nousapprend à ne plus craindre. La prétendue con-juration contre les états médiocres ou faiblessera la fable de l’avenir, comme la monarchieuniverselle de Philippe II l’est de nos jours.Si nos Alpes sont un rempart de la France, elledéfendra ses boulevards sans alliance. Un tel