Johannes von Müller Briefe. 237
Là-dessus j’entreticns une correspondancetrès curieuse avec Mr. de Schliessen, surtoutpar rapport à la partie militaire. J’ai fait unefoule immense de remarques sur les gouverne-mens anciens , et je vous en écrirai, maiscette lettre n’est au fond que pour W., je n’aipas le tems aujourd’hui d’être plus long.
A Genève, les médiateurs sont divisés, l’onne prévoit que des lenteurs infinies ou des ca-tastrophes funestes. Fribourg est dans un étatpire que j’amais, la noblesse elle - même s’estjointe aux bourgeois et aux mécontens contre9 magistrats, objets de la haine générale. 11 ya eu une conspiration pour mettre le feu à laville, et les magistrats ont été trop foibles pourla punir.
Les Bernois travaillent à une ordonnancemilitaire, relative à leur pays et à leur peuple.L’empercur étant à Cologne , des chanoinesvinrent lui faire la cour. II prit ses tabletteset dit, tel a pris 8000 écus, tel en a pris 10,000,— et refusa de les voir. Ce n'est qu’en Sep-tembre que nous avons su qu’cn Juin il a étéici. Lui - même la dit au Landgrave de Phi-lippsthal.
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An Herrn Heinrich Füßlin in Zürich*).
Caffel, den II Dec. 1781.
In wie fern Sie mein Freund noch seyen, weißich nicht, wohl aber, daß ich der Ihrige so lange
*) Dieser Brief kommt in der von Herrn Füßlinherausgegebenen Sammlung der Briefe Müllers anihn nicht vor. A. d. H.