Johannes von Müller Briefe.
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«Tun moulin. Co n’est qu’á regret que je sorsde ma retraite. Mais j’ai tellement à me louerdu zèle de nos officiers pour mes leçons, queje n’ai pas pù leur en refuser trois par semaine,et deux en françois. Comme je les compose àneuf, ce travail me prend trois .matinées en-’ tières. II se trouve que le Professeur, jus-qu ici le moins payé, est celui qui donne le plus,de leçons, et cela gratis. D’ailleurs je ne voisque Mr. dé Schlierten, dont le. société est faitepour dégoûter de celle d’autrui. J’en reconnoiset j’en aime les grandes qualités de plus en plus,il me tient lieu, non seulement des amis, quej'ai laissés en Suisse, mais d’un père même.Je vois quelquefois, mais plus rarement, le Mar-quis de L.uchet, le Commandeur de Veltheìm etc.Mais le travail m’oblige à renoncer pour quel-ques années à de plus fréquentes distractions.M. de Schlierten m’a tant reproché le trop grandnombre de mes leçons, qui m’empêchoit de con-tinuer mon ouvrage sur la Suisse, que je l'airepris en Décembre. Je crois que le secondvolume sera meilleur que le 1 er . II est naturelqu’il y ait moins de fautes de grammaire, etdepuis que j’ai quitté la Suisse, mes voyages etmes lectures m’ont fait réfléchir davantage surles principes des lois. Le 2 d volume paroitraen été. Je ferai incessamment le 3 me et seraicharmé d'achever un livre , dont la compositiona été aussi souvent interrompue et qui m’em-pèchc d’ècrire sur des sujets plus intéressans.Je travaille dans ce moment un article épineux,la conquête que nous avons faite au milieu dela paix des antiques terres allodiales de la mai-son d’Habsbourg. En général, telle est la na-ture des matières, que dans ce L d volume in-