216 Johannes von Müller Briefe.
que mes craintes, ainsi que mes autres senti-mens, sont toujours extrêmes, et que je doisme corriger de ce défaut, fatal à mon bonheur.Vous y trouverez bien une petite leçon qu’onme donne, mais si douce que c’est le moinsqu’on puisse dire. Quant à la lettre de Mada-me, elle peut vous consoler de votre écriture,qui est une vraie calligraphie en comparaison.
J’ai fait deux pages de cette maudite histoire.Quand j’y travaille, j’cn suis content, maisquand je lis des ouvrages plus interessans, jecesse de l’être; elle me devient alors insuppor-table.
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An Herrn GR. D o h ni in Berlin.
Cassel, cc 1 3 Ferner 1782.
K'attribuez ce long silence , mon cher Dohm,à aucune autre raison qu’à mes occupations.11 est vrai que j’ai essuyé une courte maladie,qui menaçoit de devenir une plus grande: c’é-toit un Nesselfieber, et il y avoit lieu de crain-dre que l’inflammation me gagnât, mais cela nefit qu’aífermir ma santé, et je ne me suis ja-mais mieux porté que depuis. Je suis sujet auxhémorrhoides, mais vous savez, que cette in-commodité passe pour un brevet de santé. J’aichangé de logement au mois de Janvier, et demeure dans le quartier le plus solitaire qu'il m’aété possible de trouver : c’est chez le Baron deCaniz, à coté de la chambre, où peut-être vousavez vù Biegen. Je n’y vois de tout le jour quela Fulde et l-> campagne, quelquefois les che-vaux de Mr. de Gilsa; je n’entends que le bruit