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Johannes von Müller Briefe.
maisons régnantes , mais ceux qui les gouver-nent n’y sont pas.
Zimmermann, le médecin d’JIannovre, m’afait demander si tôt ou tard je ne voudrois pasm’établir à Gcettingue?
II paroìt que l’empereur veut détruire lereste des libertés de Bohème ct de Hongrie,sous prétexte de réprimer les abus du pouvoirdes nobles. Est-il possible que le public aie lastupidité de recevoir des fers comme autantdes bienfaits?
J’ai lu Théocrite avec un indicible plaisir :la nature y est peinte de couleurs si vraies,que je me croyois parmi les bergers des Alpes.Son beau style m’a enchanté, mais bien sou-vent j’ai eu des regrets amers du tems où il vi-voit, et où rien m’auroit manqué à mon bon-heur. Çu’il y a loin d’une cour de la barbareGermanie á celle du second des Ptolémées!
Je lis le Théâtre de Voltaire avec enthou-siasme. Comment la souveraine de toutes lesRussics a-t-elle pû honorer le chantre de Sémi-ramis ? Si la pièce n’étoit pas antérieure àson règne, comment ne pas réconnoítre lesprétextes de son ambition en ces vers,
• ;',Ninus en vous chassant de son lit et du tronc,
En vous perdant, madame, eù t perdu Babylone.Pour le bien des mortels vous prévîntes ses coups“ —
Haller quand il vit représenter Zaïre, dit,que c’étoit la première fois; qu’il avoit vûdonner un rendez-vous pour se taire baptiser.
En vous écrivant, mon cher Général, jetrompe l’accablement, qui ronge mes forces.II me semble que l’amitié est la fontaine de jou-vence , qui répare tout. Je suis etc.